#3 - OCTOBRE 2024
Plus vite, plus haut, moins cher
L’IA est à la révolution numérique ce que la machine à vapeur était à la révolution industrielle : une force motrice qui transforme le monde économique, grâce à trois atouts majeurs. Sa vitesse, ses performances et… son coût.
PLUS VITE
Gagner du temps, pour mieux l’utiliser ailleurs est maintenant permis. Selon le cabinet McKinsey, 75 % des utilisateurs d’IA rapportent des gains de temps significatifs grâce à l’automatisation des activités répétitives, leur permettant de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. « En 2018, la génération de rapports prenait trois jours. Avec l’automatisation, cela ne prend plus qu’une demi-heure, libérant ainsi du temps pour analyser les résultats et assurer leur cohérence », constate aussi Pierre-Louis Bescond, Head of Data & Advanced Analytics chez Roquette. McKinsey ajoute que l’IA pourrait automatiser jusqu’à 60-70 % des activités des employés, libérant encore plus de temps pour des tâches stratégiques.
PLUS HAUT
C’est déjà un fait : l’IA améliore non seulement la performance des équipes, mais elle augmente, en sus, la productivité de ces dernières. Selon le rapport annuel de Microsoft intitulé sobrement « AI at Work Is Here. Now Comes the Hard Part », 82 % des dirigeants d’entreprises l’ont constaté. Les algorithmes peuvent optimiser les processus de manière continue.
MOINS CHER
Malgré les investissements initiaux, l’IA contribue à stabiliser, voire à réduire les coûts opérationnels à long terme. Microsoft indique dans son étude que 70 % des organisations utilisant l’IA ont constaté une stabilisation ou une diminution des coûts grâce à l’optimisation des ressources. Un constat partagé chez Roquette : « Pour les modèles de base que l’on utilise, comme GPT 3.5, dont les performances sont très bonnes pour 95 ou 99 % des tâches du quotidien, on parle de quelques dizaines d’euros par mois à l’échelle de Roquette. Bien sûr, il faut aussi des serveurs pour faire tourner ça. Mais pour une entreprise comme Roquette, qui a fait aux alentours de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ça représente finalement une dépense négligeable », relativise Pierre-Louis Bescond. Le cabinet McKinsey ajoute que l’intégration de l’IA pourrait permettre une croissance de la productivité du travail de 0,1 à 0,6 % par an jusqu’en 2040.