700 millions de data, et moi et moi et moi…

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L’IA générative n’est pas une Formule 1, c’est une fusée. Qui va parfois trop vite. Même les experts sont parfois dépassés…

« Il y a cinq ans, on s’extasiait de reconnaître des chiens versus des chats. Aujourd’hui, on a l’équivalent de lunettes pour malvoyants qui décrivent de manière très précise les scènes d’un film. » En une comparaison, Jean-Baptiste Girardin, Data Product Manager chez Malakoff Humanis, a résumé la vitesse neuronale à laquelle évolue l’intelligence artificielle (IA). « J’ai tendance à dire qu’on a une disruption tous les semestres », quantifie Pierre-Louis Bescond, directeur de la Data chez Roquette.

Jean-Baptiste Girardin se souvient d’« un thésard très brillant » : « à chaque fois qu’il prenait une direction, un article sortait peu après et obtenait de très bons résultats. » Plus haut, trop vite, plus fort, l’IA provoque deux peurs concomitantes, celle de ne pas pouvoir se mettre à jour (FOMO) et donc celle d’être dépassé (FOBO), convient Eneric Lopez (voir par ailleurs), directeur de l’Initiative nationale pour l’IA de Microsoft.

Mais ces craintes ne touchent pas seulement les collaborateurs. Les organisations elles-mêmes sont débordées. « Il y a de plus en plus de barrières à l’entrée pour innover », regrette Jean-Baptiste Girardin. « Les gros acteurs de l’IA, que ce soit Meta, Google ou OpenAI délivrent de tels modèles qui fixent de telles exigences de performance que… » les entreprises ont du mal à se démarquer. « Même nos data scientists les plus chevronnés sont parfois surpris de la vitesse à laquelle va OpenAI. »

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