L’IAG, la machine qui murmurait à l’oreille des organisations

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Sans en donner l’impression, l’intelligence artificielle a déjà commencé à transformer les organisations.

Une « startup ». C’est ainsi que Florian Lagardère conçoit son équipe au sein d’Allianz France. Le terme en dit long sur la liberté d’innover, d’essayer, de rater, de réussir, d’entreprendre des data scientists et data engineers au sein des organisations. « Les autres unités sont mes clients internes et nous devons aller les démarcher ou leur proposer des projets », explique le responsable de la « Big Data AI Factory ». « Bien sûr, des projets nous viennent aussi d’en haut, du groupe et du ComEx, mais cette liberté d’aller directement au contact des utilisateurs pour comprendre leurs besoins, leurs blocages et leur proposer des projets adaptés est très importante », tient à préciser celui qui participe ainsi à la transformation du groupe.

L’INVERSION DE LA DEMANDE

Mais en fait de transformation, « le vent est en train de tourner », reconnaît son homologue chez Malakoff Humanis, Jean-Baptiste Girardin. Depuis l’arrivée de l’IA générative, « il y a eu un gros changement », insiste-t-il. Son collègue, Jean-Luc Leblond, parle d’une « réorganisation » : le budget a changé de camp. « Avant, nous avions un budget pour démontrer la valeur d’un projet et le vendre ensuite aux métiers ; aujourd’hui, l’approche évolue, le métier a de plus en plus la main sur le budget pour ces sujets. On dépend des enjeux côté métier pour pouvoir déclencher les cas d’usage identifiés au préalable. » Avec la démocratisation de l’IA via l’IA générative, la demande s’est inversée.

« Désormais, tout le monde a des projets IA, des expérimentations se mènent à droite et à gauche, on a parfois le sentiment d’être dépossédé », admet Jean-Baptiste Girardin. Et même si Jean-Luc Leblond trouve ça « normal que l’IA se démocratise », force est de constater que l’évolution du rôle des hommes et des femmes de la data est un exemple d’un effet imprévu de l’IAG. Peut-on y voir une forme d’effet « machine » de la technologie ? Sans qu’on l’ait vraiment décidé, elle a commencé à transformer l’organisation.

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