#3 - OCTOBRE 2024
Qu’est-ce qui échappe encore à l’IA ?
Non, l’IA n’a pas encore conquis tout le monde du travail. Certaines tâches et métiers lui résistent encore. Quelques exemples.
LA RÉSISTANCE DES TÂCHES MANUELLES ET PHYSIQUES
La plupart des tâches purement manuelles et physiques restent hors de portée de l’IA, à l’instar de la manutention. « Mis à part les actions vraiment très manuelles et physiques comme transporter un produit d’un endroit à un autre ou conduire un camion, il y a toujours une part de l’activité qui peut être automatisée grâce à l’IA générative, notamment dans celles où l’on manipule des éléments digitaux », remarque Pierre-Louis Bescond, Head of Data & Advanced Analytics de Roquette.
L’IMPORTANCE DE L’HUMAIN DANS LES PROCESSUS CRÉATIFS
Les témoignages se recoupent : les entreprises dont on attend de la créativité misent sur l’IA pour augmenter la productivité sans remplacer l’ingéniosité humaine. L’IA n’est qu’un outil mis à la disposition des rêves conscients des designers. « C’est l’IA qui a besoin d’eux. Elle ne pourra rien faire seule, nous assure-t-on. Il nous faut plus que jamais des gens très imaginatifs pour préciser et mettre à profit ce que l’IA peut apporter. »
LES MÉTIERS PROTÉGÉS PAR LA RÉGLEMENTATION
Chez l’assureur Allianz France, certaines activités échappent complètement à l’automatisation. « Les activités trop risquées en lien avec la réglementation, précise Florian Lagardère responsable de la Big Data AI Factory. Tout ce qui utilise des données trop sensibles, ce serait trop compliqué d’y aller. »
LA RÉSILIENCE DES COMPÉTENCES TRANSVERSALES
Microsoft met en avant l’importance des compétences transversales, les « soft skills ». Eneric Lopez, directeur de l’Initiative nationale pour l’IA de Microsoft France déclare : « avec l’utilisation de l’IA, elles vont être exacerbées. La transversalité, l’expertise, la stratégie, l’empathie, la créativité, voilà ce qui restera essentiel. »
L’INDISPENSABLE INTERVENTION HUMAINE DANS LES PROCESSUS
« Automatiser 100 % des process, honnêtement aujourd’hui, c’est impossible. Pas un seul ne fait pas l’objet d’une reprise humaine », atteste Jean-Baptiste Girardin, Data Product Manager de Malakoff Humanis. Une fois encore, la nécessité de la supervision humaine se fait jour.