Take away

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L’oeil de nos diplĂŽmĂ©s

Fabienne Arata

(SKEMA 1988), country manager, Linkedin France

Pour Fabienne Arata, LinkedIn illustre la vitalitĂ© de la globalisation. La mobilitĂ© professionnelle, qu’elle soit nationale ou internationale, interne ou externe aux entreprises, reste au coeur des dynamiques Ă©conomiques.

Trois familles de compĂ©tences Ă©mergent : la littĂ©ratie IA, les soft skills que l’automatisation remet en avant, et les compĂ©tences vertes, dont la demande croĂźt deux fois plus
vite que les autres.

Dans un marchĂ© tendu, oĂč 80 % des recruteurs peinent Ă  trouver des profils qualifiĂ©s malgrĂ© un afflux de candidats, la rĂ©tention et la marque employeur deviennent dĂ©cisives.

Anthony Cirot

(SKEMA 2000), Vice-President EMEA South, Google Cloud

Pour Anthony Cirot, la mondialisation numĂ©rique repose sur un Ă©quilibre entre puissance technologique et adaptation locale. Google Cloud se distingue par sa capacitĂ© Ă  offrir une expĂ©rience homogĂšne Ă  l’échelle mondiale, tout en respectant les contraintes de
souveraineté et les attentes des marchés.

La globalisation n’est pas un modĂšle unique mais une combinaison de proximitĂ© et d’accessibilitĂ©. L’innovation doit ĂȘtre pensĂ©e Ă  l’échelle planĂ©taire, mais dĂ©ployĂ©e de façon pragmatique, au plus prĂšs des besoins des entreprises et des utilisateurs.

Du point de vue des entreprises

emirates
LA CULTURE (GLOBALE) DE CHAQUE JARDIN

Oliver Grohmann : « Quand vous entrez dans un avion Emirates, vous vous sentez chez vous ; pas en France, comme chez Air France ». La situation particuliĂšre de DubaĂŻ a conduit la compagnie Ă  dĂ©velopper une culture doublement globale qui comprend et cĂ©lĂšbre chaque
particularitĂ© ; et qui intĂšgre et prend soin de toutes les dimensions de la vie de ses employĂ©s. Une culture entretenue et mise en musique Ă  travers l’innovation et la technologie.

google cloud
innover, c’est s’adapter

Anthony Cirot : « Si demain une dĂ©cision gĂ©opolitique coupe l’accĂšs au cloud amĂ©ricain, qu’elle vienne des États-Unis ou de l’Europe, nos clients opĂ©rant sur S3NS peuvent continuer Ă  fonctionner normalement ». Moteur de l’économie numĂ©rique et de la globalisation, Google Cloud intĂšgre les marchĂ©s par sa technologie mais s’adapte aux logiques territoriales pour rendre ses services moins dĂ©pendants des alĂ©as gĂ©opolitiques.

Saint-Gobain
LE choix de la raison

Javier Gimeno : « Saint-Gobain n’a pas une approche uniformisĂ©e globale, mais une stratĂ©gie multilocale. Â» Leader mondial de la construction durable, le groupe français marche avec son temps, celui de la slowbalisation. Une approche sereine et stratĂ©gique
de la globalisation qui se fait plus sélective et responsable. Une façon de garder le cap dans un monde gouverné par la volatilité.

l’oeil de nos professeurs

Vers la fin de la globalisation ?

Pour la premiĂšre fois depuis l’aprĂšs-guerre, fait remarquer Laurent Ferrara, l’indice d’ouverture commerciale mondial connaĂźt, depuis plus de quinze ans, une pĂ©riode de stagnation. Une nouvelle Ăšre de la globalisation, appelĂ©e « slowbalisation Â».

Comment comprendre Trump ?

Ce ralentissement de la globalisation coĂŻncide, explique FrĂ©dĂ©ric Munier, avec sa gĂ©opolitisation. Pourtant initiĂ©e par les pays occidentaux, elle a surtout profitĂ© aux pays Ă©mergents. C’est sous cet angle qu’il faut considĂ©rer la politique de Donald Trump :
le prĂ©sident amĂ©ricain contreattaque. La globalisation n’est plus dominĂ©e par les marchĂ©s, mais par les rivalitĂ©s politiques des grandes puissances.

Peut-on rendre la globalisation moins inĂ©gale ?

Pour Ioannis Bournakis, la globalisation n’est pas seulement un dĂ©fi Ă©conomique, elle est
aussi une conquĂȘte fiscale. Elle continuera de manquer Ă  sa promesse tant qu’une large partie du capital continuera d’échapper Ă  l’impĂŽt tout en contribuant peu Ă  la croissance. Il faut rĂ©veiller le « capital zombie Â» de la globalisation.

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