Google cloud, le cloud colonne vertébrale de la mondialisation

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Valoriser la donnée, automatiser les processus, sécuriser les usages, accélérer l’adoption de l’IA, accompagner la souveraineté : le cloud de Google est devenu une fabuleuse machine au service des entreprises et de l’économie numérique mondiale, en général. En 2025, Google Cloud est un acteur technologique qui permet aux entreprises et administrations de tirer pleinement parti de l’intelligence artificielle, depuis son infrastructure jusqu’à ses dernières solutions d’IA agentique.

Par Antoine Boitez

DONNÉES : TRANSFORMER UNE MASSE D’INFORMATIONS EN MATIÈRE INTELLIGIBLE

Longtemps cantonnée au simple stockage et à la puissance de calcul, l’infrastructure cloud est devenue le soubassement de la transformation numérique internationale. Une mécanique complexe, au service de la productivité et de la compétitivité des entreprises. Pour Anthony Cirot, vice-président de Google Cloud pour la région EMEA South, une vaste zone qui englobe le Benelux, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Afrique du Nord, Israël, le Moyen-Orient et jusqu’à la Turquie, le cœur de l’innovation technologique réside bel et bien dans la capacité des acteurs économiques à mobiliser des données dormantes, les rendre lisibles et utiles, mobilisables par et pour l’intelligence artificielle, et ainsi les transformer en avantage concurrentiel.

DERRIÈRE CHAQUE IA, UN GISEMENT DE DONNÉES

C’est tout l’enjeu du data lake, un terme anglophone qui désigne des espaces où les données cohabitent et où il est possible de les unifier, de les structurer, et surtout, de les interpréter. « Les données des entreprises sont aujourd’hui encore trop souvent stockées sur les postes des collaborateurs, créant ainsi des silos, des îlots de données dispersés, qui ne permettent pas d’en tirer la pleine valeur et encore moins de leur appliquer des modèles d’IA à l’échelle. La première étape consiste donc à centraliser ces données dans un data lake regroupant l’ensemble des informations commerciales, marketing ou opérationnelles de façon sécurisée et unifiée », explique Anthony Cirot.

Sans données quantitatives, qualitatives et accessibles, l’IA reste une fusée sans carburant : prometteuse sur le papier mais qui ne s’élèvera ni haut ni loin, et ne permettra pas aux entreprises de se transformer, de prospérer voire de survivre. Ce changement de paradigme bouleverse les organisations de fond en comble : l’ancien pouvoir de la donnée centralisée cède la place à une logique d’accès et de vitesse. Une économie où le temps devient un avantage compétitif dans une économie globalisée où chaque chiffre peut faire la différence.

L’IA EN LAME DE FOND…

Si l’IA évolue à vitesse mondiale, ses usages se déclinent bel et bien à l’échelle des territoires, des groupes et des cultures. Chez Google, c’est une matrice, présente partout dans l’ensemble du catalogue de services. Intégrée à Google Workspace comme aux offres Cloud, elle propulse les usages : génération automatique de contenus, traduction, analyse de données, détection de failles, optimisation de code. « On passe d’une économie de la promesse à une économie de la mise en application », affirme Anthony Cirot. L’IA générative permet d’accélérer les déploiements, de moderniser des infrastructures vieillissantes, et de créer de nouveaux services en un temps record, tout en augmentant les compétences et capacités humaines. « Elle crée des leviers de productivité inédits, y compris pour les petites structures », analyse le VP de Google Cloud.

Du marketing à la relation client en passant par la cybersécurité et la gestion du code, les cas d’usage se multiplient. Et les frontières entre produits, services et expériences deviennent perméables. Parmi les clients de Google Cloud, Air France–KLM travaille à rendre ses données plus accessibles à l’échelle du groupe pour mieux piloter ses offres et services. LVMH, autre client stratégique, mobilise les infrastructures cloud de Google pour être à la pointe de l’innovation et proposer une expérience toujours plus personnalisée grâce à l’intelligence artificielle. Ces deux groupes, à la fois symboles du savoir-faire européen et acteurs mondiaux, s’appuient sur un partenaire lui-même global : avec ses data centers interconnectés et ses câbles sous-marins, Google Cloud propose une infrastructure numérique planétaire, capable de répondre aux exigences de cohérence, de performance et de latence minimale et de permettre la meilleure utilisation de l’IA. Que l’utilisateur final soit aux États-Unis ou à Paris, la promesse est la même : une expérience homogène, rapide et résiliente.

UN IMPÉRATIF : PERFORMER DE FAÇON DURABLE

Les questions environnementales sont au cœur de la stratégie de Google et donc de Google Cloud. L’entreprise conçoit ses infrastructures et ses composants dans une logique de sobriété. Résultat : une puissance de calcul multipliée par 6 pour la même consommation énergétique en juste 5 ans. Cela passe par la compensation à 100 % en énergies renouvelables depuis 2017, notamment via des contrats avec des énergéticiens du monde entier et par une innovation continue sur les méthodes de refroidissement des data centers, ou encore l’éco-conception des composants électroniques.

« Notre objectif est simple : réduire notre empreinte, tout en augmentant la puissance de calcul disponible », explique Anthony Cirot. Pour y parvenir, Google fabrique ses propres processeurs, plus économes, et adapte l’utilisation des énergies selon leur disponibilité temporelle et géographique. L’ambition est claire : être à zéro émissions nettes partout dans le monde et en permanence d’ici 2030.

RÉPONDRE AUX EXIGENCES DE SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE

Google Cloud s’adapte aussi aux cadres législatifs locaux. Du RGPD européen à la doctrine “cloud au centre” française, Google Cloud propose des technologies adaptées, notamment via la gestion des clés de chiffrement, localise ses services, et crée des modèles de gouvernance en cohérence avec les attentes des autorités. Cette stratégie d’offre s’inscrit dans une logique de responsabilité technologique, avec des infrastructures auditées et un contrôle strict des accès aux données, en accord avec la législation, y compris lorsque celle-ci est très poussée. En France, Google Cloud a noué un partenariat avec Thales, dont est issue S3NS, société intégralement de droit français et proposant une offre de cloud de confiance et certifiée SecNumCloud par l’ANSSI avant la fin de l’année. Cette stratégie se retrouve du reste dans de nombreux pays européen comme en Belgique, Espagne, Italie, au Luxembourg ainsi qu’en Allemagne. Objectif : concilier souveraineté, innovation et performance.

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